La gestion de projet, c’est avant tout une histoire de client qui a un besoin et qui fait appel à un fournisseur pour lui trouver une solution.
Quand le client est un responsable hiérarchique, la relation client/fournisseur a souvent tendance à basculer dans une relation d’autorité. Même avec de bonnes intentions, les recommandations du clients peuvent passer pour des ordres. Il est important de se donner une ligne de conduite.
Droits et devoirs respectifs dans la gestion de projet
Posted: 2 décembre 2011 in Gestion de projet - Project managementAprès combien de temps faut-il jeter ce qui ne sert pas? 1 an? 15 ans? Comment ne pas regretter d’avoir jeté trop vite? Comment ne pas faire du 5S pour faire du 5S, sans réfléchir aux impacts? Comment être consistant dans sa méthode et mettre en place un 5S adapté au cycle de vie produit?
Je lisais un article en préambule des résultats de l’enquête AFNOR sur l’ISO 9001:
La démarche ISO 9001 une tendance de fond au cœur des enjeux des entreprises de tout pays. Une enquête le démontre. (extrait du blog de Guy Couturier)
Je m’interroge sur les résultats de cette enquête et sur les personnes qui y ont répondu.
J’ai le sentiment inverse, que la norme est lourde et plus un frein qu’une aide au développement. Même constat de la part mon auditeur externe chez SGS que je quitte à peine. La norme ne séduit plus.
D’où mon étonnement: Qui a répondu “encore à l’ISO” ? Sont-ce les responsables qualité qui ont tout intérêt à garder un système obsolète afin d’assurer la pérennité de leur travail “occupationnel” et peu “profitable”?
Qualiticien, je connais les bénéfices d’une démarche qualité dans une entreprise. L’ISO 9001 est loin de s’être débarrassé des exigences inutiles voire obsolètes:
- Le chapitre 4 qui traite d’une documentation toujours lourde qui ne correspond plus à la réalité de la communication,
- Les chapitres 7.3 Conception et développement et Ch7.5 Production et préparation du service, qui sont une redite lourde et d’une précision inutile des principes de base
- Tout comme le chapitre 8 qui pourrait être résumé en un paragraphe…
L’ISO pourrait faire un texte en 3 pages. Il y a tellement de redites, que certaines entreprises ont un système qualité plus simple que la norme! C’est une aberration face à un standard !
L’ISO 9001 devrait mettre en avant l’écoute et la réactivité client, qui déjà une réalité économique et qui sera la norme de demain dans nos modes de communication en ligne en phase avec la globalisation (mondialisation).
Je crains que, face aux résultats de l’enquête (que je n’ai pas lus, soyons honnêtes), nous soyons face à une masturbation intellectuelle d’Afnor et du monde qualité européen sur le déclin plutôt qu’à une véritable remise en question. C’est un séisme qu’il faut pour métamorphoser l’ISO 9001. L’effet d’annonce fait craindre le pire.
Quel avenir pour le responsable qualité
Posted: 14 septembre 2011 in Coûts de la qualité, Méthodologie Qualité, Norme ISO 9001, StratégieAprès avoir réfléchi sur “Quel avenir pour le système de management de la qualité?” en février (cf.: article blog), je constate que mes actes sont restés accrochés à mon clavier à cette date.
Lors d’un rendez-vous client ce matin, le directeur d’une grande marque me lance “Votre logo ISO, c’est bien beau mais ça ne veut rien dire. C’est dépassé! Ca fait plus de dix ans qu’on a passé de l’ère de la conformité à l’ère de l’amélioration”.
Je me redresse, piqué au vif: évidement que la conformité c’est dépassé en terme de valeur ajoutée, mais nécessaire pour maintenir la base; évidemment que tout le monde peut être ISO et vendre de la non qualité sous ce Label; évidemment que l’ISO n’est absolument pas garantie de valeur ajoutée, mais centre de coût; évidemment que ce n’est qu’un système et pas moins bons que six sigma, le lean, l’EFQM… Je me redresse, mais me tais. Sept mois que j’avais écrits ces lignes de bonne résolution et rien… Ce client avait doublement raison. La qualité, c’est souvent du vent et peu d’actes de valeur.
Services administratifs: de service, ils n’ont que le nom…
Posted: 28 juin 2011 in Coûts de la qualité, Méthodologie Qualité
En entreprise, le rythme de travail entre la production et les services est asynchrone. La production doit généralement accepter des délais clients en “heures”, alors que le fournisseur interne de la production (services généraux) parle en jours, si pas en semaines. D’un côté une volonté de satisfaire le client, de l’autre une volonté de bien faire. D’où le stéréotype: alors que la production reproche aux services généraux de manquer de répondant, les services administratifs voient généralement la production comme la reine de la dernière minute.
